Mise à jour sur les négociations de l'Unité 2, #4 - Les surveillant·e·s d’examens négocient pour une répartition plus équitable des quarts
Vendredi le 27 mars 2026, nous avons tenu notre quatrième séance de négociation avec McGill dans le cadre de nos efforts pour obtenir une convention collective plus solide pour les surveillant·e·s d’examens. Notre comité est composé de Sneha Senthil (surveillante, Services d’inscription), Maureen Nayebare (surveillante, Services d’inscription), Andrews Baada (surveillant, SAA), Dallas Jokic (président de l’AGSEM) et Guillaume Forest-Allard (conseiller à la négociation à la FNEEQ).
Comme mentionné précédemment, les propositions sont souvent organisées selon la facilité avec laquelle les deux parties peuvent s’entendre. En général, on commence par les éléments plus simples et non monétaires avant de passer aux enjeux plus complexes, surtout ceux liés à l’argent.
Nous avons débuté la séance en finalisant certains points de la rencontre précédente. L’AGSEM et McGill se sont entendus pour modifier la section sur les mesures disciplinaires de la convention collective afin de l’aligner avec les changements à la Loi sur les normes du travail en matière de violence.
Nous sommes ensuite passés à l’article 12 (affichage des postes). McGill a accepté d’inclure la durée moyenne des quarts dans les affichages, ce qui permettra aux surveillant·e·s d’avoir une meilleure idée de ce à quoi s’attendre selon les départements.
Pour l’article 13 (répartition des quarts), nous avons présenté une proposition basée sur les commentaires des membres afin d’assurer une distribution plus équitable et transparente. Voici le mécanisme proposé : a) Lorsque les horaires complets sont attribués, les surveillant·e·s d’une même catégorie devraient recevoir un nombre de quarts à peu près égal (par exemple, les employé·e·s de catégorie 4 auraient une charge de travail similaire). b) Lorsque les quarts sont attribués individuellement (par exemple via Sling), la priorité devrait aller à la personne de cette catégorie qui a travaillé le moins de quarts durant le trimestre.
Nous croyons que cela améliorerait grandement l’équité, particulièrement dans des secteurs comme le SAA où la distribution inégale est un enjeu. Nous attendons présentement la réponse de McGill et poursuivrons la discussion lors de la prochaine séance.
Concernant la formation des surveillant·e·s, McGill a refusé notre proposition d’offrir des options hybrides à chaque session, invoquant des contraintes opérationnelles et de ressources, surtout dans les grandes unités comme les Services d’inscription. Bien qu’ils aient mis de l’avant la flexibilité des formations sur MyCourses, ils ont accepté d’offrir plus de soutien pour aider avec les problèmes techniques. Nous pensons toutefois qu’un modèle hybride (présentiel et en ligne) serait préférable, et nous allons continuer à pousser cette idée.
Notre proposition initiale visait à offrir la possibilité de contrats de deux sessions pour les surveillant·e·s lors de leur candidature. La contre-proposition de McGill renverse cette idée et donne essentiellement tout le pouvoir à l’employeur. Elle n’améliore pas la stabilité d’emploi des surveillant·e·s, mais renforce plutôt le contrôle de McGill sur le processus d’embauche.
McGill a également rejeté notre proposition d’informer les surveillant·e·s, la veille de leur quart, du rôle qu’ils occuperont. Ils soutiennent que les rôles (surveillance, circulation, remplacement) sont interchangeables et qu’ils ont besoin de flexibilité pour modifier les tâches à la dernière minute. Or, pour les employé·e·s, ces rôles impliquent des conditions de travail différentes, des tâches différentes, et même une préparation différente (par exemple, devoir rester debout à l’entrée du fieldhouse en plein hiver). Cette insistance sur la flexibilité laisse les surveillant·e·s dans l’incertitude.
Par ailleurs, McGill propose que les surveillant·e·s doivent signaler une absence 48 heures à l’avance. L’université affirme ne pas pouvoir préciser les rôles à l’avance, mais exige en même temps un préavis qui est souvent difficile à donner.
Notre position est claire : McGill doit embaucher plus de surveillant·e·s afin de mieux couvrir les quarts et les rendre plus prévisibles. Nous espérons que l’université acceptera ces changements plutôt que de miser sur sa flexibilité au détriment de la stabilité des employé·e·s.
Lors des prochaines séances, nous aborderons aussi des enjeux liés à l’organisation du travail, comme l’amélioration du ratio surveillant·e·s/étudiant·e·s, ainsi que la demande que McGill fournisse des éléments de base comme du café et des collations pendant les quarts.
Notre prochaine séance de négociation aura lieu le 13 avril, de 9 h à 12 h.

Nous serions ravis que vous vous joigniez à nous lors de notre prochaine session ! Veuillez remplir ce formulaire pour vous inscrire, et nous vous contacterons ! Plus les surveillants sont impliqués dans le processus, plus nous avons de pouvoir et de connaissances :)
Si vous avez des questions, veuillez contacter la présidente de notre comité de négociation, Sneha, à l’adresse invigilator.bc1@agsem-aeedem.ca.
Avec toute notre affection et notre solidarité,
Votre comité de négociation et de soutien à la négociation